Édito

Le Festival de Boucard, l’un des plus anciens festivals de France, a commencé sa 52ème saison avec des concerts de haut niveau musical dans du patrimoine du Haut-Berry, des rencontres conviviales entre les artistes et le public.
Vous pouvez voir des réactions du public à ces concerts dans la rubrique "programme".

En 2017, le Festival a quitté la grange du château de Boucard où il avait lieu depuis 1966 pour se porter « hors les murs » dans des églises du Pays-fort, pays bucolique et vallonné dans les monts du Sancerrois entre Sologne et Loire. Il a rendu hommage à son fondateur et président pendant 30 ans, Michel Montaigu décédé fin 2016. Amoureux de la musique, de la nature, du patrimoine rural, d’une grande sensibilité, Michel a su partager sa passion de la musique et créer des soirées enchanteresses marquées par son enthousiasme « contagieux ».

La Saison 2017 du Festival de Boucard a dépassé nos espérances : qualité de la musique, belles rencontres avec les musiciens et le public, affluence (130 auditeurs en moyenne par concert) et redécouverte de villages du Pays-fort. Notre région a accueilli 4 concerts, auxquels est venu s’adjoindre un cinquième en Septembre, avec le chœur de polyphonie géorgienne MARANI, pour le vernissage de l’exposition d’une exceptionnelle beauté de Djoti Bjalava, sculpteur géorgien et Philippe-Joseph Baschet, peintre, au château de La Verrerie

Cet été, nous découvrons en musique d'autres lieux du Pays-fort, Subligny & Sury-ès-Bois, et partons à la découverte de la Loire et du Sancerrois avec des concerts à Sury-près-Léré, Sancerre et Saint Satur:

Nous avons accueilli le jeune et innovant tubiste, Thomas Leleu, « Révélation soliste instrumental de l’année ” aux Victoires de la Musique Classique 2012, accompagné du violoncelliste Xavier Chatillon dans un programme surprenant et en total harmonie entre les deux musiciens. La pianiste franco-sri lankaise Roshini Herat nous a emporté sur un sommet musical avec L'Art de la Fugue de J.S. Bach qu'elle a joué par coeur et par son coeur. Le Quatuor Manfred nous a fait vivre un moment de communion intense avec Schumann, Brahms et Schubert. L'émotion est toujours là plusieurs jours après. L’Ensemble Jacques Moderne a chanté au sommet de son art dans une église si bien adaptée à son programme « Au long de la Loire ». Les organistes Odile Jutten et Pierluigi Tomasi, aussi chanteur, nous ont enchanté par un programme très varié qui a mis à l'honneur l’orgue Cavaillé-Coll acquis par Sancerre en 2001. 
 
Et nous attendons avec impatience les 35 choristes du chœur parisien O’Trente qui feront résonner l’abbatiale de Saint Satur de chants orthodoxes russes.

Le Festival de Boucard continue à relever un défi, celui de donner à entendre la diversité musicale qui se cache derrière l’expression réductrice de « musique classique ».

L’équipe des bénévoles du Festival est heureuse de partager avec vous leur amour de la musique et de cette belle région rurale.

Alfred de Lassence, Président du Festival de Boucard